L'effet anti-inflammatoire de l'Harpagophytum

Les scientifiques avancent souvent l'effet de l'harpagophytum sur l'inflammation. D'ailleurs, c'est l'un des remèdes les plus conseillés pour soulager les maladies inflammatoires.

L'inflammation, de quoi s'agit-il réellement ?

Il s'agit en réalité d'un mécanisme de défense de notre organisme en cas d'agression ou d'invasion de corps étrangers. Cette réaction permet d'identifier la menace, de l'immobiliser puis l'éliminer. Cela peut être un virus ou une bactérie, mais également des lésions telles que brûlure, blessure, piqûre ou trauma.

Dans certains cas, ce système de défense de notre corps est déclenché par une fausse menace. Telle est le cas lors d'une allergie ou de maladie auto-immune. Il s'agit ici d'une forme chronique, car l'organisme réagit à des menaces inexistantes. Par ailleurs, cette forme peut être également favorisée par différents facteurs, tels que déséquilibre de la flore intestinale, sédentarité, ou encore une mauvaise alimentation.

Que se passe-t-il en cas d'inflammation ?

L'inflammation peut être reconnue par divers signes, qui peuvent être classés en deux catégories. Il y a les signes biologiques et les signes physiques.

Signes biologiques

Au moment de la réaction inflammatoire, on peut constater une hausse du niveau de concentration des protéines inflammatoires. Parmi celles-ci, il y a la protéine C réactive, l'haptoglobine et les globulines. On remarque également l'augmentation de la ferritine, une protéine qui se charge du stockage du fer dans les tissus. Cette séquestration peut conduire au fil des temps à une anémie. À part la hausse de ces protéines, on observe aussi la libération d'amines et la sécrétion de médiateurs lipidiques.

Lors d'une réponse inflammatoire, l'organisme libère aussi des cytokines. Leur rôle consiste à activer les cellules immunitaires et les recrute au niveau de la zone enflammée ou infectée. Les cytokines les plus courantes sont les chimiokines (IL-8), le TNF-alpha, les interférons et les interleukines (IL).

Signes physiques

Sous l'effet des amines vaso-actives (histamine), protéines inflammatoires et médiateurs lipidiques, les cellules endothéliales s'activent. À titre de rappel, ce sont ces cellules qui forment les parois des vaisseaux sanguins. Ce qui entraine alors une vasodilatation. C'est ce qui explique pourquoi les zones enflammées sont rouges et chaudes. Dans certains cas, on remarque également un oedème lorsque le tissu lésé se gonfle et comprime les nerfs avoisinants. Ce qui cause alors les douleurs et démangeaisons.

De quelle manière l'harpagophytum peut-il soulager l'inflammation ?

Actions de l'harpagophytum

Les scientifiques qui ont étudié cette plante ont remarqué que la griffe du diable renferme des principes actifs capables d'inhiber les médiateurs pro-inflammatoires. Dans cette expérience, des extraits de cette plante ont été utilisés sur des rongeurs souffrant de maladies inflammatoires articulaires. Ses molécules actives ont pu empêcher la libération du facteur de nécrose tumorale TNF-alpha, et des interleukines IL-6 et IL-8.

L'inhibition de ces médiateurs pro-inflammatoires a permis de protéger les tissus de la dégradation due à une inflammation chronique. Les principes actifs de l'harpagophytum ont agi, par ailleurs, comme des analgésiques en apaisant les douleurs [1].

Dosage efficace

Pour bénéficier des propriétés anti-inflammatoires de cette plante, il a fallu 100 mg/kg de ses racines séchées dans cette expérience. Cette dose a permis d'apaiser les symptômes d'un oedème inflammatoire chez des rats soumis à du carraghénane [2].

Pour une meilleure efficacité chez l'homme, il est préférable d'opter pour les extraits. En effet, les poudres de ses racines séchées présentent une faible teneur en principes actifs. Il faut en effet 200 mg de ces molécules pour un effet anti-inflammatoire, dont 40% constituent de l'harpagoside. L'extrait sec d'harpagophytum de Dynveo demeure jusqu'à ce jour le plus concentré du marché. La plupart des marques ne proposent qu'un très faible taux d'harpagoside, de moins de 2%.

 

Références

[1] Hostanska K et al. « Altération de l'activité anti-inflammatoire de l'extrait d'Harpagophytum procumbens (griffe du diable) après activation métabolique externe avec le mélange S9 »

[2] Lanhers MC et al. « Effets anti-inflammatoires et analgésiques d'un extrait aqueux d'Harpagophytum procumbens ». Planta Med, 1992.

 

 

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