L'harpagophytum, une plante menacée

 

Plusieurs études avaient prouvé l'efficacité de la plante dans le traitement des douleurs de l'arthrose et des tendinites, au même titre que les médicaments alors utilisés, mais sans leurs effets secondaires.

Fragile, l'harpagophytum ne fleurit qu'une fois par an et doit être cultivée avec soin pour se renouveler.

Mais face à son succès, les fabricants n'ont pas hésité à surexploiter les ressources. Jusqu'à pratiquement la faire disparaître.

Heureusement, les pouvoirs publics se sont alertés et des fermes d'élevage ont été créées pour assurer sa culture à grande échelle

Elle reste cependant une ressource fragile et il est difficile d'assurer les besoins mondiaux. Une consommation responsable est donc de rigueur.

Une surexploitation des ressources

C'est suite à la reconnaissance de l'efficacité de la plante par un comité scientifique (1) que l'harpagophytum, a commencé à être surexploitée.

Un phénomène aggravé après qu'une étude européenne a prouvé qu'elle était aussi efficace qu'un traitement médicamenteux contre l'arthrose, avec l'intérêt pour la première d'avoir beaucoup moins d'effets secondaires.

D'autres études par la suite n'ont fait qu'accentuer le phénomène. Dans l'une d'entre elles, sortit en 2003 (2), la plante s'est avérée plus efficace que le Vioxx, le médicament phare anti arthrose, entre temps interdit à la vente.

Conséquence de ces conclusions : l'industrie pharmaceutique s'est précipitée sur l'exploitation du produit entrainant une augmentation de 50% de la cueillette entre 2001 et 2002 sans que la plante ne puisse se renouveler.

Des mesures de sauvetage de l'espèce

Inquiet de cette surexploitation, un comité s'est réuni en urgence pour discuter du sujet et le gouvernement namibien (la Namibie est le pays qui a le plus de ressource d'harpagophytum) a dans la foulée réagi en imposant un encadrement strict de la culture et de la cueillette de l'harpagophytum .

Une charte et des quotas ont été mis en place pour assurer la pérennité de l'espèce. Si les pouvoirs publics ont réagi, la plante est restée menacée pendant plusieurs années avant de trouver en 2008 enfin une solution durable.

Une zone « sanctuaire » a été créée en Namibie et confiée aux populations locales chargées de respecter des techniques de cueillette raisonnées et durables destinées à la préservation et au renouvellement de la plante.

Une consommation responsable

Parce que cultiver l'harpagophytum est difficile et long, il est important d'en avoir une consommation responsable.
La majorité de la consommation mondiale de la plante est issue de la cueillette des plantes sauvages.

Pour éviter la disparition de celle-ci, privilégiez de l'harpagophytum cultivée de manière encadrée et durable comme dans le sanctuaire de Namibie.

Certains fabricants ont fait le choix de ne proposer que de l'harpagophytum cultivée dans cette vallée ou dans des fermes réglementées, ce qui vous garantit la qualité du produit et une consommation éthique du produit.

Le laboratoire Cell'innovpropose par exemple sur internet un Harpagophytum procumbens « fabriqué à partir d'un extrait titré en principes actifs et fabriqué en Namibie dans le respecte des normes ».

(1) L'ESCOP : regroupement d'associations nationales européennes en phytothérapie.
(2) A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford) 2003 Chrubasik S, Model A, et al.
 

 

 

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