D'où vient l'harpagophytum?

caret afrique australe

Avant de finir dans ces capsules, gélules et tout autre conditionnement que vous trouveriez chez votre herboriste, l'harpagophytum a fait des dizaines de milliers de kilomètres. Pour cette plante miraculeuse, l'aventure commence dans les régions désertiques de l'Afrique?

L'habitat naturel de l'harpagophytum

La griffe du Diable pousse essentiellement dans les régions semi-désertiques de l'Afrique Australe. La majorité des populations sauvages se trouvent en Namibie (40% des productions annuelles) et au Botswana.

Cette plante vivace est très répandue dans le veldt du Transvaal, dans les steppes de la Namibie ainsi que dans le désert du Kalahari, sur des sols argileux, sablonneux et défrichés de toute végétation naturelle, ou presque.

Dans ces régions sauvages et arides de la Namibie, du Botswana et de l'Angola. La griffe du diable se plaît également dans régions sèches de Madagascar, bien qu'elle s'y figure en faible quantité.

Notez que l'origine de l'harpagophytum ne suffit pas pour l'identifier. En effet, dans la région nord de la Namibie (Ovamboland) et dans le sud de l'Angola est aussi constatée la présence d'une autre espèce d'harpagophytum : le zeyherise.

Or c'est le genre procumbens, originaire de la Namibie, du Botswana et du Kalahari, qui est celui qui détient le plus de vertus.

Modes de récolte et de transformation

Les modes de culture et de cueillette ancestrales assurent la qualité de l'harpagophytum. C'est pourquoi les spécialistes de cette plante recommandent le respect de ces pratiques malgré la surexploitation dont elle fait l'objet.

Traditionnellement, les cueilleurs effectuent une légère incision en automne pour libérer une partie des tubercules, laissant intactes les racines principales, les fleurs et les fruits. La tranchée est ensuite remblayée afin de favoriser la repousse.

La plante est alors laissée dans le sol pour que les graines se disséminent et donnent naissance à de jeunes tubercules.

Quant aux tubercules extraits du sol, ils sont séchés, pilés ou découpés en rondelles ou en petits morceaux de 2cm de long. Ils formeront de petits lots triés par qualité, prêts à être exportés dans les pays occidentaux pour être conditionnés selon les besoins des consommateurs finaux.

Si vous souhaitez en savoir plus sur  l'

L'hapargophytum: une espèce menacée

L'harpagophytum pousse exclusivement dans les régions africaines car il ne parvient pas à s'adapter avec les conditions climatiques et géologiques de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

C'est une des raisons pour laquelle il figure parmi les plantes les plus précieuses utilisées dans la phytothérapie. Mais ce n'est pas la seule en cause de son rarissime ni de sa valeur. La griffe du Diable est aussi une plante menacée d'extinction.

Si vous peinez parfois à trouver des gélules et comprimés d'harpagophytum, si certains magasins affichent une rupture de stock, c'est tout simplement parce que les professionnels du milieu ont du mal à s'approvisionner.

La griffe du diable s'affiche en effet dans le peloton de tête des plantes médicinales les plus utilisées dans le monde, au côté du ginkgo entre autres. Plante phare de la phytothérapie moderne, elle est fortement prisée par les laboratoires pharmaceutiques de telle sorte que de 2001 à 2002, l'exportation namibienne est passée de 700 tonnes à 1000 tonnes.

La pérennité de la plante est remise en cause et elle a été évoquée lors de la CITES 2003 (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) parmi les espèces en voie de disparition.

Afin de rétablir un commerce équitable d'une part et d'autre part assurer la durabilité de cette ressource, les principaux pays producteurs de l'Harpagophytum, en l'occurrence la Namibie, le Botswana et l'Afrique du Sud ont choisi d'instaurer des réglementations strictes quant à sa production.

Des politiques d'encadrement diverses sont mises en place pour préserver la plante. Des cahiers de charge précis sont imposés pour la cueillette de la Griffe du Diable, définissant notamment le quota maximum possible de récolte.

Par la même occasion, la politique d'emploi en faveur des cueilleurs qui n'ont aucune autre source de survie est préservée par la mise en place d'un commerce équitable.

Les mesures de protection de cette espèce sont enfin complétées par de nombreux essais de culture à plus ou moins grande échelle. Clonage, culture in vitro... tout y passe désormais pour combler les besoins des consommateurs. 

 

 

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